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![]() Qu'est-ce que le travail à temps partagé ?
Le travail à temps partagé est une situation d'emploi ou le travailleur est amené à prester pour différents employeurs. Le partage du temps de travail peut être fondé sur des périodes longues (saisons, mois) ou courtes (semaines, journées). Avantages
Pour l'entreprise:
Pour le salarié:
Travailleurs pouvant être engagés Hormis les travailleurs assurant l'encadrement, qui ne doivent pas répondre à des critères précis, les travailleurs suivants font partie du groupe cible bénéficiant de la formule des groupements d'employeurs : 1 Les demandeurs d'emploi inoccupés de longue durée
Les périodes suivantes sont assimilées à des périodes d'inscription comme demandeur d'emploi :
2 Les demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'intégrationsociale (anciennement appelés bénéficiaires du minimum de moyens d'existence)Les personnes qui au moment de l'engagement sont :
3 Les demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'aide sociale financièreLes personnes qui au moment de l'engagement :
L'activation Une allocation de travail de 500 /mois maximum que l'employeur déduit, en fait, du salaire qu'il paie au travailleur. A. Pour les demandeurs d'emploi âgés de moins de 45 ans :Lorsque les travailleurs ont été demandeurs d'emploi pendant au moins 24 mois au cours des 36 mois calendrier précédant l'engagement, l'allocation de travail s'élève à maximum 500 par mois pendant trois ans (cette période précédant l'engagement n'est pas requise lorsque les demandeurs d'emploi bénéficient de l'intégration sociale ou de l'aide sociale financière et sont âgés de moins de 25 ans).B. Pour les demandeurs d'emploi âgés de 45 ans et plus :En règle générale, l'allocation de travail s'élève à maximum 500 par mois pendant un an. Cependant, lorsque les travailleurs ont été demandeurs d'emploi pendant au moins 24 mois au cours des 36 mois calendrier précédant l'engagement, l'allocation de travail s'élève à maximum 500 par mois pendant trois ans.Les conditions cumulatives de l'octroi de cette allocation sont les suivantes:
Réduction ou dispense des cotisations sociales Les travailleurs engagés ouvrent également le droit à la réduction ou à la dispense des cotisations sociales. A. Pour les demandeurs d'emploi âgés de moins de 45 ans :Lorsque les travailleurs ont été demandeurs d'emploi pendant au moins 312 jours dans une période de 18 mois calendrier précédant l'engagement, la réduction des cotisations patronales de base de sécurité sociale s'élève à:
B. Pour les demandeurs d'emploi de 45 ans et plus :Lorsque les travailleurs ont été demandeurs d'emploi pendant au moins 156 jours dans une période de 9 mois calendrier précédant l'engagement, la réduction des cotisations patronales de base de sécurité sociale s'élève à:
Conditions de travail
1 Contrat de travailLe contrat de travail conclu entre le groupement d'employeurs et le travailleur qui va être mis à la disposition d'utilisateurs doit être constaté par écrit avant le début de l'exécution du contrat. Ce contrat de travail doit obligatoirement être conclu pour une durée indéterminée et à temps plein. Toute la législation en vigueur y est donc applicable.2 Situation à l'égard du groupementLe groupement est l'unique employeur du travailleur. Les entreprises membres ne sont que les utilisatrices. Le groupement est donc juridiquement l'employeur :
3 Situation à l'égard de l'entreprise utilisatriceL'utilisateur est, quant à lui, l'employeur de fait :
4 Conventions collectives de travail applicablesLa question de la détermination de la convention collective se pose uniquement lorsque les entreprises du groupement relèvent de commissions paritaires différentes. En effet, si elles relèvent toutes de la même commission paritaire, ce sont les conventions collectives de travail conclues au sein de cette commission qui sont d'application. Par contre, si des entreprises qui forment le groupement ne relèvent pas de la même commission paritaire, c'est le roi qui détermine les conventions collectives applicables. Une demande est adressée au ministre de l'Emploi mais dont la forme et d'une manière plus générale la procédure à suivre ne sont pas encore déterminées. La pratique des premiers groupements d'employeurs sera déterminante.5 Droits collectifs des travailleursDes conseils d'entreprises doivent être installés dans tous les groupements d'employeurs occupant en moyenne 100 travailleurs. De plus, les entreprises membres disposant d'un conseil d'entreprise sont tenues de fournir à celui-ci les informations relatives au groupement dont elles sont membres. Un comité pour la prévention et la protection au travail sera également mis en place dès lors que les effectifs atteignent 50 travailleurs. Cependant, il ne sera pas toujours nécessaire que les groupements atteignent les seuils légaux. Si le besoin s'en fait sentir, des arrêtés royaux peuvent permettre à un groupe d'employeurs d'établir des services et des comités communs de sécurité, d'hygiène et d'embellissement des lieux de travail.6 Accidents du travailEn cas d'accident du travail, le contrat de travail est suspendu. En principe, le groupement, comme tout employeur, est tenu de souscrire une assurance contre les accidents du travail (assurance loi) A défaut, l'employeur est assuré d'office au Fonds des accidents du travail qui assure la réparation du préjudice mais qui récupère, auprès de l'employeur, les sommes versées à la victime. Pour les ouvriers Pendant les sept premiers jours d'incapacité, l'ouvrier a droit à charge de son employeur à sa rémunération normale à 100% pour chaque journée de travail qui aurait été travaillée s'il n'y avait pas eu d'incapacité. L'employeur sera remboursé ensuite par la compagnie d'assurance. A partir du huitième jour et jusqu'au trentième jour d'incapacité, l'employeur paie à l'ouvrier, à titre d'avance, un montant égal au salaire normal. L'assureur verse à l'employeur pour la même période les indemnités journalières prévues en matière d'accidents du travail. Après le trentième jour d'incapacité, le travailleur a droit directement à charge de l'assureur aux indemnités journalières. Pour les employés L'employé conserve, à charge de l'employeur, le droit à sa rémunération pendant les trente premiers jours d'incapacité de travail. Les indemnités afférentes à cette période sont versées à l'employeur par l'organisme compétent en matière d'accidents du travail. Lorsque l'incapacité de travail survient au cours de la période d'essai, l'employé a droit à sa rémunération dans les mêmes conditions que celles prévues pour les ouvriers, tant pour la période des sept premiers jours d'incapacité que pour les 23 jours qui suivent cette période.
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